Dynamiques observées
Parmi les évolutions du territoire dans la vallée, certaines ont des effets paysagers notables :

Géo-Bretagne, de 1950 à nos jours->http://geobretagne.fr/sviewer/dual.html
Bénéficiant d’une bonne desserte routière à moins de 30 km de Rennes, d’une gare, et de la qualité du cadre, le secteur s’est beaucoup développé. D’importantes surfaces d’étalement urbain pavillonnaire s’étendent à l’ouest du bourg, vers la vallée, et le long des petites routes vers le nord.

Géo-Bretagne, de 1950 à nos jours->http://geobretagne.fr/sviewer/dual.html
L’exploitation des gravières a transformé considérablement le fond de vallée, aujourd’hui constitué d’un ensemble de plans d’eau qu’accompagnent des boisements plus importants. La présence de l’eau, à proximité de la ville, accessible par le chemin de halage, constitue un important facteur d’attractivité.


Géo-Bretagne, de 1950 à nos jours->http://geobretagne.fr/sviewer/dual.html
Les deux sites de cluses sont marqués par le même phénomène de développement des boisements. Les photos aériennes de 1950 présentent un paysage à l’aspect beaucoup plus dégagé, probablement des landes.
Les dynamiques évoquées ont des effets sur la perception de la vallée. Les extensions urbaines, et surtout leurs formes standardisées, tendent à banaliser des sites aux caractères pourtant prononcés. Les boisements peuvent obstruer les vues et tendent à masquer les motifs des roches, et à écraser l’échelle des cluses. Les pratiques de randonnée et de promenade impliquent une attente de qualité paysagère, à laquelle la vallée est en mesure de répondre, tant son potentiel est important.
Enjeux et pistes d’action
Élaborer un plan de paysage à l’échelle de la vallée
La vallée présente de notables qualités environnementales et paysagères, et fait déjà l’objet de pratiques de loisirs. Elle est aussi parcourue par la ligne de chemin de fer Rennes-Nantes, offrant aux voyageurs un paysage très apprécié. Un tel potentiel mérite d’être mieux valorisé, les extensions urbaines nécessitent d’être pensés en fonction de leur contribution au cadre paysager de la vallée. Le mieux serait d’élaborer un programme d’actions coordonnées à l’échelle de l’unité paysagère, à l’instar des travaux menés récemment sur la séquence de la Prévalaye en aval de Rennes.
Plusieurs actions sont envisageables sur le plan des perceptions :
- La gestion des ouvertures visuelles du fond de vallée, non-remplacement à terme des peupleraies, maintien des parcelles ouvertes, éventuellement défrichement de parcelles abandonnées, éventuellement mis en place d’un plan de gestion des sites de cluses visant une présence moins forte des arbres et une plus grande valorisation des parois de rochers, éventuellement un enrichissement des ambiances par la réouverture des landes,
- L'identification et valorisation des belvédères potentiels, notamment dans les zones urbaines, mais aussi sur les rebords,
- La valorisation, aménagement et gestion des plans d’eau dans leurs diverses dimensions : environnement, loisirs, paysages visuels,
- La valorisation du patrimoine bâti,
- La constitution d’un réseau de cheminements permettant de bénéficier des intérêts de la vallée, connexion aux espaces publics urbains et aux sites adjacents,
- La coordination des sites de loisirs et de leurs conditions d’accès, des stationnements. Un tel plan permettrait également de guider les modalités agricoles, d’encourager le retour à la prairie dans les secteurs de fond de vallée, et d’y intégrer les objectifs environnementaux. Le développement des urbanisations en place pourrait, à l’occasion de ce plan, être encadré en termes d’étalement et de la caractérisation des formes urbaines et architecturales, des interactions avec le cadre de la vallée, la vision des espaces urbanisés depuis la vallée, la valorisation des belvédères dans l’espace public, les accès à la vallée…



Les formes de relief de la vallée accentuent les perceptions lointaines. La ville, située sur une crête, apparaît ici dans un panorama intéressant, et son développement mérite d’être considéré en fonction de l’incidence sur l’aspect du paysage.