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Dynamiques, enjeux et pistes d’action : Collines de Bécherel

Dynamiques observées

Les dynamiques de l’unité concernent principalement :

- Le développement de l’habitat pavillonnaire en périphérie des bourgs anciens ;
- La création de nouvelles opportunités d’urbanisation par le renforcement des infrastructures routières, en particulier la RD 137 à l’est, la RN 12 et la RD 166 à l’ouest ;
- L’importante modification du paysage agricole : disparition totale des vergers, agrandissement des parcelles et diminution du réseau de haies bocagères.

Ces trois dynamiques combinées ont pour conséquence une perception modifiée du paysage dans laquelle l’urbanisation, pourtant modérée, devient un élément prégnant.

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Saint-M’Hervon, photos aériennes de 1950 et 2012
Géo-Bretagne, de 1950 à nos jours

Les lotissements se développent en direction de la forêt domaniale de Montauban profitant d’un environnement boisé de qualité. La perception des limites de la forêt se trouve complètement transformée par un premier plan urbanisé.
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Vignoc, photos aériennes de 1950 et 2012
Géo-Bretagne, de 1950 à nos jours

La création de la RN 137 parallèle à l’ancienne route complexifie le réseau, créant ainsi des nœuds routiers. Ces nouvelles infrastructures constituent des opportunités spatiales pour le développement de l’urbanisation d’activités.
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Guipel, photos aériennes de 1950 et 2012
Géo-Bretagne, de 1950 à nos jours

La carrière, isolée du territoire par d’importants merlons, vient contrarier la composition du territoire autour du château du Chenay-Piguelais. A l’opposé de l’étang et de son moulin, l’allée de chêne s’efface dans les boisements à proximité du site d’exploitation.

Enjeux et pistes d’action

Hormis les enjeux et pistes d’action liés aux formes du développement urbain et aux évolutions des paysages ruraux que l’on retrouve ici mais qui sont abordés dans les articles généraux (cf. A lire également), certains points sont spécifiques à l’unité de paysage, et sont notamment liés à l’ondulation du relief.

- Composer les extensions urbaines en lien avec les particularités de l’unité paysagère
Les tissus très lâches sont trop souvent déconnectés tant dans la forme urbaine, la localisation, les implantations que dans le vocabulaire architectural du bâti ancien. Pour préserver l’identité des bourgs, souvent fortement liée à des éléments de patrimoine, il semble important de réfléchir les extensions en dialogue avec l’existant.

- Éviter l’étalement urbain le long des axes routiers
L’urbanisation le long des axes routiers engendre des problèmes de qualité des espaces publics et d’appropriation des centres des bourgs. Il semble primordial de lutter contre l’étalement urbain pour garder la lisibilité des bourgs dans le paysage. Le bourg d’Irodouër pourrait ainsi faire l’objet d’un projet d’amélioration de la qualité de ses espaces publics.

- Prendre en compte les perceptions du paysage dans les projets urbains
Du fait du relief ondulant, les bourgs, souvent situés en hauteur, sont soumis à de fortes co-visibilités. L’implantation des extensions urbaines sur les versants des collines et la qualité des limites d’urbanisation prennent donc une importance particulière dans cette unité. Les conditions de perception du paysage pourraient être inscrits dans les documents d’urbanisme et devenir un des critères de définition des zones ouvertes à l’urbanisation.

- Recomposer les lisières de la forêt
L’implantation récente de l’urbanisation sur les contreforts des massifs forestiers fortement exposés aux vues lointaines nuit à la perception globale du paysage.
Une des solutions pour intégrer l’habitat pavillonnaire pourrait consister à l’inscrire dans une trame boisée.

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Principales pistes d’action