Haut de page

Recherche

Article
23/12/2019
Dans une simplification hâtive, le paysage a tendance à être confondu avec l’environnement, au sens de l’espace qui nous entoure. L’analyse des propos des Bretilliens enquêtés confirme qu’il n’en est rien (forte heureusement) lorsqu’ils racontent les paysages de l’Ille-et-Vilaine. Néanmoins, du fait de la multiplication des mobilités et du développement du temps libre à soi, chacun cherche dans le paysage à se rassurer de repères du temps et de l’espace. Le paysage apparaît, dans la société de consommation, comme un objet convoité.
Article
23/12/2019
Les paysages des Brétilliens tels qu’ils sont perçus sont fragilisés parce qu’ils évoluent peu alors que s’accélèrent les changements de leur environnement. Cette fragilisation des paysages constitue une dynamique reconnue par les acteurs des paysages rencontrés. En effet, la plupart la considèrent comme l’élément déclencheur à leur réflexion sur le paysage. Pourtant, elle reste une thématique peu mobilisatrice.
Article
23/12/2019
« La vallée est particulièrement belle à partir de Messac : les rochers sont nobles de forme et de couleur, les arbres touffus ; beaucoup de grandes fermes, de villas et de châteaux ; on devine le voisinage d'une grande ville. Partout de tels rivages seraient vantés, peu de nos rivières méritent davantage une visite que la Vilaine, ce couloir tantôt sauvage, tantôt entaillé de carriers, tantôt couverts de cultures sur des pentes ensoleillées.
Article
23/12/2019
« Si la grande ligne de chemin de Rennes à Paris est peu accidentée, même aux abords de Vitré, le chemin de fer de Fougères relie les deux villes au moyen de rampes et de courbes très prononcées. Un peu après la station on franchit la Vilaine sur un viaduc d'où l'on domine la profonde coupure de roches noires au-dessus de laquelle court la ligne de chemin des remparts. La locomotive monte lentement au flanc d'un haut coteau pour descendre ensuite vers une vallée très fraîche et verte au fond de laquelle coule petite rivière de la Calanche.
Article
23/12/2019
La mobilisation au travail et la concentration en son lieu ont motivé une aspiration au confort et à la retraite, de façon permanente, dans l’espace résidentiel. Aussi, les brétilliens soulignent l’importance des paysages dans cet espace. Ils tendent à s’éloigner des pôles urbains pour profiter d’une « qualité du cadre de vie » qui tient principalement au paysage de la campagne.
Article
23/12/2019
Ce résumé rapporte les principales remarques des participants ayant participé aux sept ateliers « Définition des enjeux » dans le cadre de l’élaboration du présent Atlas des paysages. Après la présentation d’étape du contenu de l’Atlas, des éléments de diagnostic et de dynamiques des paysages, ils ont été invités à réagir à l’état des lieux proposé.
Article
23/12/2019
Dans le cadre des ateliers organisés par pays, à l’issue de la présentation de l’Atlas des paysages et de l’exposé sur l’état des lieux des paysages de l’Ille-et-Vilaine et des remarques des participants, ces derniers sont invités à noter sur papier, deux ou trois enjeux de paysage qui leur semblent importants à l’échelle du département, ou particulier à leur Pays. Voici une synthèse de leurs écrits.
Article
23/12/2019
« A l'extrémité d'une de ses rues se groupent les édifices civils et religieux de la ville, près d'une promenade admirable, plus belle encore par sa situation, c'est la Place-aux-Arbres. Il faut venir là pour comprendre l'enthousiasme de Balzac et de Victor Hugo en présence du site de Fougères. Le pays, hardiment découpé de hautes et verdoyantes collines, creusées de vallons et de ravins, offre d'infinies perspectives. Les eaux, les bois, les rochers forment un tableau d'une beauté indicible.»
Article
23/12/2019
« La forêt de Fougères vient jusqu'aux portes de la ville. Lorsqu'on est passé au-dessous de la ville par un petit tunnel, on découvre un moment les hautes croupes de ces vastes bois dans lesquels le Nançon se creuse un ravin étroit et sinueux. C'est une courte apparition, bientôt la voie ferrée tourne à l'ouest et, dominant de haut la vallée où l'Oysance déroule ses méandres, traverse le pays du Coglès, région agricole, tout à fait normande d'aspect, par ses herbages et ses vergers de pommiers.
Article
23/12/2019
« Une visite des polders est fort intéressante ; j'ai parcouru aujourd'hui les terrains nouvellement conquis et les marais de Dol. Le paysage est ample et majestueux par la simplicité et l'horizontalité de ses lignes, comme par profonde solitude. En dehors des grandes fermes où se centralisent les travaux d'exploitation de chaque polder, il n'y aucune habitation. Ces fermes, construites sur de vastes plans, alimentées d'eau amenée des collines voisines, présentent un ordre et un aménagement bien rares en Bretagne ; un bétail superbe remplit les étables.
Article
23/12/2019
« Il semble que l'on est épuisé l'admiration quand on a vu, du haut des remparts, les rochers de la rade, si petits à marée haute, grandir peu à peu, paraître se souder et former sur la mer un rideau de collines aux formes hardies, sur lesquelles les forts découpent leur silhouette. Mais la Rance est bien plus belle encore avec ses anses gracieuses, ses plages verdoyantes, ses rochers, ses flots, ses jolis villages au fond des golfes.
Article
23/12/2019
Compléments bibliographiques (partie sociologie) Méthodologie • « Les représentations sociales », Pierre Mannoni, PUF, 2010 • « Représentations sociales : méthodes d’investigation » Stéphane Desbrosses, 2007 • « Les paysages comme exemple des représentations sociales », Alain Rissel, Master AERPUR, Université de Rennes 1, 2013 • « L’invention du paysage », Anne Cauquelin, PUF, 2000 • « Ville contre-nature, philosophie et architecture » sous la direction de Chris Younès, La Découverte, 1999

Pages