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Paysage : une définition

Cet atlas des paysages se réfère à la définition du paysage adoptée en 2000 par la convention européenne de Florence :
« Paysage » désigne une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations.

La perception du territoire

Le paysage est ainsi la perception, par une population, de son environnement. La définition ne dissocie pas le territoire de la manière dont il est perçu. Il en résulte que l’approche du paysage, qu’il s’agisse de l’analyse ou de l’action, s’appuie sur la perception autant que sur les composantes physiques, et se doit de considérer le territoire dans cette dimension. L’action en faveur du paysage ne s’arrête pas aux éléments constitutifs du territoire et à leurs fonctionnalités, mais les appréhende dans les conditions de perceptions, qui sont multiples.

Plusieurs modalités interviennent dans la perception des territoires :
 La perception visuelle, très importante dans notre culture contemporaine où l’image a une grande place,
 L’expérience physique du territoire, notamment sous la forme de la promenade, ainsi que des autres déplacements, qui offrent une perception plurisensorielle et en mouvement,
 Les représentations culturelles, par lesquelles se construit notre appréciation, nos capacités de reconnaissance.

Tous ces éléments sont à l’œuvre dans le processus de « construction du paysage », à la fois collectif (les représentations) et personnel, lié pour chacun à la somme de ses expériences de perception.

Vallée du Couesnon

La photo de gauche illustre le paysage perçu, à hauteur d’homme, depuis un point de vue accessible, qui conditionne la façon dont apparaissent les différents éléments. Ainsi, la rivière, enserrée dans la végétation qui l’environne, n’est pas visible, et le territoire n’est pas perçu au-delà de l’horizon formé par le rebord de la vallée.
A droite, la carte figure, depuis un point de vue fictif aérien, tous les éléments en présence, y compris la rivière et le plateau au-delà du rebord : on ne peut pas dire que la carte exprime « le paysage », les informations qu’elle donne sont factuelles, et ne réfèrent pas à la perception.