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Dynamiques, enjeux et pistes d'action : Vallons de Saint-Thual

Dynamiques observées

Les évolutions les plus notables concernent : - Les transformations du paysage agricole, moins bocager, avec des parcelles plus grandes, et la disparition des arbres champêtres. Les formes de haies en ragosses existent encore, et apparaissent aujourd’hui comme un élément patrimonial ; - L'étalement urbain, se traduisant notamment par des extensions urbaines autour des hameaux ; - Le passage de la RD 137 qui a modifié le territoire et enclavé l’unité en composant une limite physique ne permettant son franchissement que par quelques ponts.

http://geobretagne.fr/sviewer/dual.html

Le paysage agricole s’est profondément transformé. De nombreuses haies bocagères ont disparu, et les parcelles sont désormais plus grandes. Le bourg de Saint-Thual s’est considérablement développé, de manière étirée le long des routes. On remarque également que les hameaux périphériques se sont également fortement urbanisés. 

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L’urbanisation du hameau est flagrante et ne respecte pas les modes d’implantation initiaux. Le relief particulier de l’unité soulève également la problématique des covisibilités. En effet, le relief est constitué d’une succession de crêtes sur lesquelles s’accrochent certains villages et hameaux. Les extensions, plus visibles dans un cadre agro-naturel plus ouvert, interrompent parfois des continuités paysagères, et se distinguent nettement depuis le coteau opposé.

Enjeux et pistes d'action

Hormis les enjeux et pistes d’action liés aux formes du développement urbain et aux évolutions des paysages ruraux que l’on retrouve ici mais qui sont abordés dans les articles généraux (cf. A lire également), certains points sont spécifiques à l’unité de paysage. - Repenser la place de l'arbre La place de l'arbre doit être repensée. Il pourrait de nouveau être perçu comme un outil : régulateur climatique, gestionnaire de l'eau, acteur économique (source d'énergie ou de nourriture), pourvoyeur de biodiversité... les formes en ragosse caractéristiques des environs de Rennes tendent à se raréfier mais pourraient de nouveau trouver un intérêt cultural, économique, patrimonial… - Renforcer l’accessibilité des rivières Les rivières marquent le creux des plis : la visibilité des cours d’eau reste difficile, uniquement possible depuis les routes qui les traversent. Des ouvertures à la promenade seraient un moyen de lecture et de compréhension du territoire, et permettraient de retrouver une relation entre l’unité de paysage et le canal d’Ille-et-Rance, aujourd’hui mise à mal par la présence de la RD 137. - Réduire l’impact des extensions urbaines L'étalement urbain, même mesuré, est très visible. Les grappes de pignons blancs qui caractérisent l’urbanisation de la deuxième moitié du XXe siècle s’étendent ainsi le long des voies, également dans les hameaux de l’unité, atténuant leur caractère rural, et tendant à faire perdre le rapport des localités au paysage. Les entrées de bourgs sont également étirées et mal ressenties. Cette thématique est à mettre en relation avec celle de la place de l'arbre, qui apparaît également comme un outil d’intégration visuelle. - Conserver les caractères et la cohérence paysagère des localités situés en crête On notera pour cette unité le caractère des villages situés sur les crêtes, et qui appellent une attention spécifique. Les projets doivent permettre de garder la cohérence et la lecture des positions. La succession des crêtes renforce les effets de covisibilité d’une crête à l’autre qui doivent être pris en compte dans les approches locales.