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Dynamiques, enjeux et pistes d’action : Rennes et ses environs

Dynamiques observées

Le développement urbain de la métropole et sa planification marquent fortement le territoire. L’attractivité de Rennes reste forte, et le mouvement se poursuit.

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De nombreuses évolutions sont observables, représentatives de celles qui se sont appliquées au territoire des environs de Rennes :

  • le développement très important de Pacé, sous forme de zones pavillonnaires, de zones commerciales, et de réalisations récentes aux formes moins standardisées (zone orangée) ;
  • l’aménagement de la RN 12 (rouge) à 2x2 voies et la construction d’échangeurs ;
  • le maintien du cadre agricole et naturel tout autour de la zone urbaine, fruit de l’objectif de « ville-archipel » ;
  • le rôle de limite de la RN 12 entre les zones bâties et agricoles ;
  • les évolutions des structures agricoles, le remembrement des parcelles, le desserrement de la maille bocagère. 

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L’étalement pavillonnaire autour du bourg a recouvert les terres cultivées dont certaines ont été abandonnées au contact de la nouvelle urbanisation. Le pavillon isolé sur lot libre domine les formes urbaines, en rupture avec les structures urbaines du bourg.

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La « route de Saint-Malo » (en bleu) a généré un développement spécifique associant logements pavillonnaires et de nombreux commerces, faisant d’elle la « Route du Meuble » où les fenêtres sur le cadre agricole se sont raréfiées. La construction de la route (nationale, puis départementale 137) (en rouge), a adopté un tracé en limite des zones de développement initiaux et en contact plus fréquent avec le cadre agro-naturel. La route génère cependant elle aussi ses propres développements, comme la zone commerciale plus récente de Cap-Malo (orange). Les structures agricoles ont également beaucoup évolué : remembrement des parcelles, desserrement de la maille bocagère.

Une approche attentionnée des espaces agro-naturels et des formes urbaines

Les documents de planification, en particulier le SCoT du Pays de Rennes, ainsi que le projet urbain de « Ville Archipel », accordent une place importante aux espaces non urbanisés qui font l’objet de mesures de protection et de gestion. Parallèlement, la métropole est réputée pour la production de formes urbaines caractérisées, échappant à la banalisation. Ces deux dynamiques, portées de longue date par la métropole, ont imprimé au territoire des caractères paysagers qui la distinguent.

Des projets urbains créateurs de paysages

Les projets de développement dans la métropole montrent, de longue date, une réelle attention au paysage. La mobilisation de paysagistes et d’urbanistes attentifs au paysage urbain, en est un des signes. Les nombreux travaux de Ronan Desormeaux, Alexandre Chemetoff, Jacqueline Osty, Anne-Sylvie Bruel et Christophe Delmar, l’atelier TEL, parmi d’autres, portent sur le paysage de la ville et ne se limitent pas aux espaces verts. Dans le quartier de la Courrouze, les travaux de Paola Vigano, Bernardo Secchi et Charles Dard visent à créer un paysage, ancré dans les lieux, caractéristique, fortement déterminé par les conditions de perception (depuis la rocade notamment) et d’ambiance. Le projet de développement du vaste secteur intra-rocade nord-est « Via Silva », porté par l’équipe de Christian Devillers, s’appuie sur la constitution d’un réseau d’espaces paysagers, sur la proximité de la forêt de Rennes et celle de la Vilaine.

Enjeux et pistes d’action

La carte et le bloc ci-après exposent quelques-unes des pistes d’action à poursuivre. La place des vallées et des rivières, principales composantes naturelles d’un territoire sans grand relief, reste un objectif majeur, notamment sur le plan des perceptions et des usages, ainsi que sur les articulations urbaines, en complément des dispositions visant l’environnement.

On ajoutera à ces objectifs des éléments relevant de la perception et des usages : - La prise en compte des vues lointaines, en particulier depuis le sud, et le paysage formé par les tours, caractéristique de la ville ; - La vision du territoire depuis les voies routières et ferrées ; - La place des faisceaux ferrés qui représentent de belles ouvertures visuelles sur le ciel et offrent d’importantes potentialités de façades urbaines nouvelles ; - L’évolution de la perception depuis la rocade. Alors que les secteurs agricoles sont perceptibles, leur fréquentation et accessibilité sont à favoriser, notamment dans la continuité des espaces publics en ville. D’autre part, la façade urbaine est soit clairement lisible (comme à la la Courrouze) ou bien dissimulée derrière un écran visuel et acoustique, souvent arboré. Une clarification serait utile, associée à une valorisation accrue de la lisibilité de la limite urbaine ; - Une approche des espaces préservés de l’urbanisation, notamment les champs urbains, impliquant les usages des populations urbaines ainsi que les effets de perception induits par leur préservation et les interactions avec les façades urbaines.

Certains objectifs concernent, à une échelle plus réduite, l’évolution des tissus existants, comme celle de certains secteurs pavillonnaires, et les ambiances des zones d’activité, notamment la ZI sud-est et la ZI de la route de Lorient. Des aménagements restent possibles pour compenser les effets d’une urbanisation peu pensée en termes de paysage, aux façades dissociées des espaces ouverts, eux-mêmes inégalement qualifiés. La ZI de la route de Lorient, pourtant parallèle à la Vilaine, bénéficie trop peu de cette proximité. Un paysage fait de connexions et d’interactions entre les motifs de la ville et ceux de la campagne est envisageable dans le territoire de l’agglomération rennaise. Il est déjà en cours d’élaboration et peut être complété sur la trame mise en place par le projet de planification et de développement.