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Dynamiques, enjeux et pistes d'action : Massif de Saint-Pierre-de-Plesguen

Dynamiques observées

Les évolutions les plus notables concernent :

  • Les développements urbains, assez disparates des bourgs et villages de l’unité. Les localités à l’ouest, sous l’impulsion de la RD 137, se sont globalement plus étoffées qu’à l’est, de manière étoilée le long des routes autour des bourgs (Saint-Pierre-de-Plesguen, Bonnemain, Lanhélin). Certains villages à l’est n’ont quasiment pas changé depuis les années 1950 (Broualan, Cuguen). Les communes du rebord ont également eu tendance à davantage évoluer ;
  • La disparition de quelques haies du bocage, présentant cependant un maillage encore très constitué, et le regroupement des parcelles agricoles ;
  • Le développement du tourisme vert prisé sur le massif, lié aux forêts notamment ;
  • L’implantation récente d’éoliennes à Trémeheuc.

http://geobretagne.fr/sviewer/dual.html

 La commune s’est étirée le long des axes routiers, donnant une forme étoilée à l’enveloppe bâtie. Les parcelles agricoles regroupées sont plus imposantes, le bocage est moins constitué, ou regroupé parfois en boisements. La RN 137 marque une mutation majeure du territoire, en constituant une limite physique « infranchissable ».

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Le cadre agro-naturel a changé, avec l’agrandissement des parcelles de cultures et la diminution du linéaire de haies bocagères. Les arbres champêtres et les vergers ont quasiment disparu. En revanche, il est frappant de constater que l’urbanisation du village n’a quasiment pas évolué.

Enjeux et pistes d’action

Hormis les enjeux et pistes d’action liés aux formes du développement urbain et aux évolutions des paysages ruraux que l’on retrouve ici mais qui sont abordés dans les articles généraux (cf. A lire également), certains points sont spécifiques à l’unité de paysage.

  • Tenir compte dans les projets d’urbanisation des implantations bâties traditionnelles

On différenciera les localités du plateau de celles des rebords. Les projets liés aux premières devront permettre leur intégration au paysage de bocage, en respectant les implantations initiales et le caractère rural des communes. On notera le caractère particulier des localités des rebords qui appellent une attention spécifique. Les projets doivent permettre de garder la cohérence et la lecture des positions, notamment en terme de covisibilités, illustrées par les vues sur et depuis Bazouges-la-Pérouse et Trans-la-Forêt, qui portent notamment jusqu’au Mont-Saint-Michel.

  • Renforcer la lisibilité et l’accessibilité des rivières

Les rivières marquent les subtilités du relief du massif. La visibilité des cours d’eau reste parfois difficile, et pourrait appeler des mesures de dégagement (à l’occasion des traversées routières par exemple), et d’accessibilité, notamment à proximité des localités, comme c’est le cas du ruisseau de la Jumelière à proximité de Bazouges-le-Pérouse, du Landal entre Saint-Léonard et Trans-la-Forêt.

  • Rendre les boisements attractifs

Les haies et les forêts contribuent très fortement à identifier et à caractériser le massif, y compris depuis la RN 137. Les plantations le long des routes, les enfrichements, les plantations de conifères… peuvent avoir des effets néfastes en termes de perception notamment, sans pour autant participer à l’ambiance boisée du massif. La place de l’arbre dans l’agriculture doit également être questionnée.

  • Éviter la saturation des horizons par les éoliennes

Le massif a récemment accueilli des éoliennes à Tréméheuc. Il importe de prendre garde à l’effet cumulatif causé par d’éventuelles futures implantations, et éviter une « saturation » des horizons, des visions venant concurrencer la présence d’éléments de patrimoine, ou créer des effets d’écrasement de l’échelle des reliefs.