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Dynamiques, enjeux et pistes d'action : Bassin de Lieuron-Pipriac

Dynamiques observées

La comparaison entre les photos aériennes de 1950 et celles d’aujourd’hui permet de lire les dynamiques territoriales et leurs effets les plus importants sur les paysages de l’unité.

Les évolutions les plus notables concernent :

  • Les transformations du paysage agricole ;
  • La transformation du réseau hydrographique par la création de plans d’eau de retenues ;
  • L'étalement urbain.

http://geobretagne.fr/sviewer/dual.html] {{}} L’agriculture agroforestière (nombreuses haies et cultures sous verger) a disparu au profit d’une agriculture intensive en openfield. Pipriac, bourg le plus important de cette unité de paysage, a connu une forte croissance. Les maisons sont visibles de loin du fait de la faiblesse du couvert végétal actuel et de l’absence de zone de transition entre l’aire urbaine et le paysage agricole.">

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Les nombreux étangs qui participent à l’identité du paysage du bassin de Lieuron-Pipriac sont récents. Apparus après 1950, ils sont issus de la modification du réseau hydrographique et permettent la gestion du niveau des eaux, fonction que les prairies humides et le bocage remplissaient autrefois. L’espace impacté par les fluctuations saisonnières des ruisseaux a ainsi été réduit et spécialisé.

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A l’approche de la Gacilly, la vallée de l’Aff a peu évolué depuis les années 1950. Le bocage qui persiste au niveau de ces trois hameaux n’a pas changé. Il est un témoin vivant du paysage aujourd’hui disparu qui bordait tous les cours d’eau. Il est intéressant de noter qu’en 1950, les haies bocagères étaient moins épaisses qu’aujourd’hui. Malgré la densité du bocage, l’exploitation des haies maintenait ainsi une bonne pénétration du soleil sur les parcelles cultivées.

Enjeux et pistes d'action

Hormis les enjeux et pistes d’action liés aux formes du développement urbain et aux évolutions des paysages ruraux que l’on retrouve ici mais qui sont abordés dans les articles généraux, (cf. A lire également), certains points sont spécifiques à l’unité de paysage.

  • Repenser la place de l'arbre dans le cadre d’une diversification des pratiques agricoles

La place de l'arbre doit être repensée. Il pourrait de nouveau être perçu comme un outil : régulateur climatique, gestionnaire de l'eau, acteur économique (source d'énergie ou de nourriture), pourvoyeur de biodiversité... Son utilisation prendra alors des formes multiples (la haie bocagère n'est qu'une forme parmi bien d'autres). La réflexion sur les pratiques d'agroforesterie est aujourd'hui en effervescence.

  • Éviter l’étalement urbain

L'étalement urbain, même mesuré, est très visible du fait d’un relief peu important et d’une couverture végétale quasi-inexistante. Il est très marquant à Sixt-sur-Aff, petite ville placée en bordure de plaine. Cette thématique est à mettre en relation avec celle de la place de l'arbre et la diversification des pratiques agricoles.

  • Restaurer un réseau hydrographique plus complexe

Le réseau hydrographique, très dense dans le bassin, est aujourd'hui figé et simplifié : les ruisseaux acheminent rapidement l'eau vers les rivières et les étangs assèchent les zones inondables. Une complexité du réseau devra être retrouvée afin d'éviter, entre autres, les inondations importantes qui apparaissent de plus en plus souvent en aval.

  • Mettre en valeur le paysage témoin de la Ville-aux-Ainés

La vallée de l’Aff, en amont de la Gacilly, n'a pas connu de remembrement. Ce paysage de champs microscopiques est devenu extrêmement rare. Il a une valeur pédagogique, patrimoniale et historique indéniable qui ne semble pas reconnue à ce jour.