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Consolider le paysage bâti

La construction du paysage passe par le projet bâti, dans l’articulation aux espaces publics et aux espaces agro-naturels. Divers axes permettent de mobiliser la part urbaine du projet de paysage des localités, en tenant compte aussi des structures mises en place depuis les années 1950.

Mobiliser le foncier disponible

Les formes en étalement ayant été favorisées pendant les dernières décennies, il reste au sein des enveloppes urbanisées des espaces disponibles pour construire sans étaler davantage l’urbanisation. L’heure est à la mobilisation de ces espaces, dont la position permet de concevoir des espaces publics reliés à ceux des centres, et des formes urbaines et architecturales identifiables, articulées aux volumes en place.

Reconquérir le bâti existant

L’étalement s’est souvent fait au détriment des centres-bourgs, délaissés et dont le bâti se vide et se dégrade. Requalifier les logements et les commerces des centres bourgs procède d’une revitalisation des paysages urbains et contribue à éviter de poursuivre l’étalement.

Renouveler les tissus mutables

La ville s’est toujours construite sur elle-même. En mobilisant les emprises déjà construites, l’urbanisation évite l’étalement et les ruptures. Les emprises d’activité présentent souvent des opportunités, mais les espaces de logements ne sont pas écartés de cette dynamique, qu’il s’agisse des logements sociaux collectifs, mais aussi des logements individuels.

Densifier les tissus trop lâches

Le modèle pavillonnaire a suscité des formes d’urbanisation très consommatrices d’espace, notamment dans le cas des grandes parcelles. Certains de ces secteurs peuvent accueillir des logements plus nombreux en construisant davantage dans les grandes parcelles (entre les maisons, en fond de parcelle, en front de rue…), ou bien en renouvelant plus radicalement les tissus (démolition, puis recomposition plus dense).

Retisser des continuités du paysage urbain

Il arrive souvent que le paysage urbain souffre de discontinuités parfois brutales, notamment entre les formes alignées et continues des centres-bourgs et les périphéries discontinues, qu’il s’agisse de pavillons ou d’activités et de commerces. Sur les axes structurants, il est intéressant d’imaginer des projets spécifiques visant à recomposer des façades dans une meilleure cohérence de l’espace perçu.