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60. Détermination des unités de paysages : sources documentaires annexes

Bassins versants et lignes de partage des eaux

Les limites de bassins versants contribuent à définir des territoires et des ambiances. On ressent ou on « sait », en général, de quelle vallée sont tributaires les lieux où on se trouve et, à défaut de le ressentir ou de le savoir, notre représentation du territoire est modifiée lorsqu’on l’apprend. Les entités paysagères peuvent ainsi emprunter leurs tracés aux lignes de partage des eaux qui aident dans certains cas à fixer une limite particulièrement progressive ou ténue.

Limites et noms de pays traditionnels ou de régions naturelles

Les noms et les contours de pays ou de régions naturelles peuvent correspondre à des entités paysagères. En Ille-et-Vilaine, comme dans l’ensemble de la Bretagne, ces noms sont assez rares ou mal connus et témoignent d’une [identité hésitante->art18]. Ils ne permettent donc pas de tracer des entités mais ont contribué à nommer certaines d’entre elles (Coglais, Clos-Poulet, forêt de Paimpont). Dans le détail, la réalité historique et culturelle ne coïncide pas toujours exactement avec les analyses paysagères (comme dans le cas du Coglais), cependant il était intéressant de valoriser les appellations.

Documents issus d’études thématiques départementales

D’autres documents présentant un lien avec le paysage sont également consultés pour définir les entités paysagères. Une attention particulière y est portée lorsque ces documents prennent en compte l’ensemble du département.

Vilaine, Préfecture d’Ille-et-Vilaine, 2009">

La carte ci-dessus, établie dans le cadre d’une étude sur les éoliennes dans le département, met l’accent sur la différence entre les bassins considérés ici comme « bassins visuels » représentés en hachures et les hauteurs représentées en aplats. Parmi les bassins, ceux où le bocage est encore assez présent sont distingués en jaune de ceux où les haies ont en grande partie disparu (hachures grises).

Documents thématiques locaux

D’autres documents présentent ou suggèrent des entités paysagères : les documents d’urbanisme et en particulier les SCoT, qui déterminent leurs propres entités, les études naturalistes, en particulier celles réalisées afin de déterminer des protections, telles que les sites Natura 2000.
Ces documents sont consultés pour les informations complémentaires qu’ils apportent, mais leur intérêt restant en général local, ils sont plutôt pris en compte dans les portraits des unités de paysage que dans leur délimitation.

 













Les atlas de paysages des départements ou régions limitrophes

Lorsque les départements ou régions limitrophes disposent d’atlas de paysages, leurs entités sont prises en compte de manière à constituer un découpage inter-départemental cohérent. Mais de même que d’un SCoT à l’autre les entités ne correspondent pas toujours, la définition de ces entités transfrontalières n’est pas une évidence. Et la présence idéale d’une unité ou d’une sous-unité commune sur la frontière départementale fait parfois défaut.

La baie du Mont-Saint-Michel est évidemment identifiée dans [l’inventaire des paysages de Basse-Normandie->http://www.basse-normandie.developpement-durable.gouv.fr/l-inventaire-re... dont elle constitue une unité. Il y a également une continuité à l’est du Couesnon où l’unité nommée « Semi-bocage à têtards » peut être considérée comme un prolongement du Bassin de Pleine-Fougères.

Au nord-est du département, la carte de [l’atlas des paysages de la Mayenne->http://paysages.mayenne.pref.gouv.fr/unites/index.php4] s’arrête brusquement à la frontière. Cependant l’unité mayennaise des Marches de Bretagne correspond à l’unité interdépartementale que nous avons nommé Hauteurs des Marches de Bretagne. Plus au sud, les unités brétilliennes du Plateau de Vitré et la Plaine de Janzé-la-Guerche sont respectivement en continuité avec celles du Cœur de Mayenne et du Haut-Anjou mayennais, seules les appellations diffèrent. Aux confins sud-est, le Pays Ardoisier (Mayenne) ou le Segréen (Maine-et-Loire, Atlas non disponible en ligne) correspondent aux Crêtes de Bain-de-Bretagne de l’atlas d’Ille-et-Vilaine dont elles prolongent les reliefs linéaires.

Au sud, [l’atlas des paysages de Loire-Atlantique->http://www.paysages.loire-atlantique.gouv.fr/index7ed5.html?_pg=accueil] identifie deux unités nommées Marches de Bretagne (orientales et occidentales). Pour l’atlas d’Ille-et-Vilaine, nous avons préféré, en conformité avec le découpage régional breton, repousser plus au sud la limite des plissements de Bain-de-Bretagne (note).

Au sud-ouest, la jonction avec les entités de [l’atlas des paysages du Morbihan->http://www.atlasdespaysages-morbihan.fr/] passe d’abord par l’unité commune de la Vallée de Vilaine. En remontant vers le nord, les reliefs de Landes de Lanvaux qui voient alterner du côté du Morbihan des crêtes et sillons bien individualisés (Monts de Lanvaux, Vallée de l’Oust, Campagne de l’Aff, Monts de Caro) présente un caractère atténué en Ille-et-Vilaine avec les Crêtes de Saint-Just et le Bassin de Lieuron-Pipriac. Il faut ici souligner que la vallée de l’Aff, sur laquelle est fixée la limite départementale, correspond à une limite paysagère assez nette pour les Monts de Caro et la vallée de l’Oust. Enfin, la forêt de Paimpont â€"Brocéliande constitue une unité partagée entre les deux départements. Au-delà, en l’absence d’atlas des paysages des Côtes-d’Armor, les entités brétilliennes se prolongent vers l’ouest conformément aux ensembles régionaux.

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